Cas concret de prise de décision, de gestion des risques et des opportunités : La quête du Pôle Sud !

 La "quantité de préparation" ne fait pas la "qualité" de la préparation

L'explorateur Roald Amundsen, le "spieler" chanceux : 

Ayant entendu que Scott se préparait pour atteindre le Pôle Sud, il quitte Oslo et joue le tout pour le tout avec une équipe de cinq explorateurs. Après avoir perdu plusieurs quêtes du Pôle Nord, il mise son destin sur le Pôle Sud. Son audace insensée aurait dû le mener à une mort certaine. A trop exiger de sa chance, il disparaîtra sans laisser de trace lors d'une expédition ultérieure. Pourtant, de manière paradoxale mais héroïque, il fut le premier à atteindre le Pôle Sud. 

 

Robert Scott, le gestionnaire des risques méticuleux mais maladroit :

Financé et équipé par La "Royal Geographical Society", il constitue une équipe de 65 personnes, dans laquelle se trouve le génie en météorologie de l'époque. Il meurt avec quatre autres des membres de son équipe, après avoir atteint le Pôle Sud, mais en étant incapable de rejoindre le camp de base qui les aurait mis à l'abri des affres du début d'un hivers austral. 

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"Scott avait planifié un retour au camp de base avant le début du mois de mars. Alors que les estimations moyennes se sont avérées exactes sur les 90 années qui ont suivi, en 1912, dès le milieu du mois de février, les températures sont tombées en dessous de -30°C (vous pouvez le constater sur le graphique du dessus), condamnant les explorateurs de son équipe.

Scott prend plusieurs mauvaises décisions, pourtant intelligentes si la température avait été conforme à la moyenne estimée. Mais elles rallongent la durée de son retour, jusqu'à l'arrivée précoce de conditions qui ne sont pas endurables par l'être humain .

En n'estimant pas le "pire scénario" possible d'un été austral, il leur a manqué une durée "tampon", inutile en moyenne, mais qui les aurait sauvés en 1912.

Estimation moyenne des températures et températures réelles de 1912

Effets négatifs qui se cumulent et qui se décuplent

En dessous de -30°C (-20°F):

  • le trajet quotidien moyen passe de 25km à 5km du fait de l'absence d'effet de glisse sur la neige qui ne fond plus et dont la friction équivaut du sable 

  • la probabilité de souffrir d'engelure, rendant l'effort de randonnée quasiment impossible saute de 50% à 95%

L'équipe de Scott a eu une gestion des risques basée sur l'estimation de la température moyenne et non pas sur la garantie de survie dans les pires scénarios imaginables d'un été austral. Cela les a menés à une prise de décision fatale.

Les deux leçons de la quête du Pôle Sud pour la gestion de portefeuille

La chance permet parfois de générer de la performance, mais jamais de sécuriser son capital sur le moyen-long terme.

 

La préparation est nécessaire à la sécurisation de son capital, mais dirigée à mauvais escient, elle est aussi inutile que son absence. Regarder les moyennes est une bonne première approche, mais pour garantir une excellente gestion des risques, il est nécessaire de se préparer en anticipant les cas extrêmes.

 

Et les cas extrêmes ne sont pas identiques selon les conditions de marché.

Se préparer pour les cas extrêmes qui sont probables

La destruction de richesses intervient dans les marchés qui baissent, lorsque notre tolérance à la baisse est dépassée.

L'idée n'est pas d'ignorer les baisses. La bonne pratique consiste à estimer les baisses maximales dans les pires scénarios "crédibles" et d'ajuster son portefeuille en conséquence, pour ne jamais avoir à vendre aux pires moments. Lorsque ne l'on n'anticipe pas la baisse maximale de son portefeuille, l'on subit le poids mental d'un risque de baisse supplémentaire et l'on augmente drastiquement le risque de vendre aux mauvais moments.

Une bonne gestion des risques sur les marchés financiers permet d'anticiper les effets entre les différentes classes d'actifs dans les conditions de marché extrêmes. Ainsi il est possible d'assurer que la valeur d'un portefeuille ne dépassera jamais un niveau de baisse prédéfinie, compatible avec notre propre tolérance à la baisse ("peine financière") :

  • Estimation de la baisse maximale calculée à partir des rendements historiques réels (et non pas basée sur des rendements modélisés)

​​

  • réaliser des stress-test à partir des pires scénarios possibles en fonction de régimes de marché, pour ne pas non plus rater des opportunités d'investissement (ie: pires scénarios possibles d'un été austral et non pas pire scénario d'un hivers australe)

C'est précisément parce que la technologie que nous avons développée en matière de pilotage des budgets de risque s'apparente à la mécanique présente dans notre cerveau pour faire des projets (rêver, stresser, planifier, etc.) que nous avons appelé notre entreprise hippocampus.

 

POURQUOI LE NOM HIPPOCAMPUS ?

Vous pouvez nous contacter au : 
01 75 85 02 14

ou 
contact@hippocampushpc.fr

 

Raison sociale : hippocampus HPC  SAS

Numéro Siret : 88389104600012

49, rue de Courcelles
75008 Paris