Extraits d'HPC Macro Views

Dernière mise à jour : 5 déc. 2020

Newsletter#16 - 24/10/2020



"Dette et inflation" 




#N16G1

Le niveau de la dette par rapport au PIB n'a pas été aussi important dans les économies développées depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Historiquement, la solution au surendettement était trouvée dans la spoliation physique (Templiers, révocation de l'Édit de Nantes, etc.) ou la spoliation monétaire (traité de Versailles, post-Chavez, etc.). Après-guerre, l'inflation soutenue a entrainé la réduction de la dette. C'est pourquoi de nombreux commentateurs, notamment dans l'univers des cryptos & or, avancent l'hypothèse de marché du débasement (aka une forte inflation à venir).


"Pas d'inflation sans Velocity" 




#N16G2

La vitesse de circulation de la monnaie (velocity) continue de s'effondrer. Il faut au minimum qu'elle soit stable pour que l'augmentation de la masse monétaire (QE) entraine de l'inflation. 


"Le QE gonfle (inflatum) les actifs mais ne stimule pas l'activité" 




#N16G3

Le % des bons du Trésor américains et du cash au sein de l'ensemble des actifs des banques atteint un record alors que le QE tournait jusqu'à il y a quelques mois à plein régime. Pour que le QE crée de l'inflation, il est nécessaire qu'il se transforme en crédit. Les TSY (bons du trésor) ne sont pas des prêts bancaires.


"La crise des confinements se traduit par une baisse des prêts bancaires" 


#N16G4

Alors que depuis 2015 la machine économique se remettait en marche après la convalescence de la crise de 2008, l'activité est drastiquement freinée. En 2018, les niveaux retrouvés permettaient à la banque centrale (FED) d'envisager la régularisation à la baisse de son bilan (la fameuse réduction en autopilot de Powell), après la politique massive de QE. Depuis le début de l'année, l'impact des confinements et de l'épidémie sur l'économie est visible sur la distribution des prêts.


"Quelle incitation pour les banques ?" 





#N16G5

Les taux d'intérêt, bien qu'en faible augmentation par rapport au plus bas, restent bas en absolu pour redevenir une incitation forte à prêter. C'est la contrepartie négative du QE. Pour stimuler l'économie, les banques centrales baissent les taux d'intérêt, mais, ce faisant, elles amenuisent l'efficacité le système d'incitation de ceux qui prêtent concrètement : les banques commerciales.


"Le spread 10 ans moins 2 ans, indicateur de profitabilité des banques" 





#N16G6

Après avoir été négatif en septembre 2019, le spread 10 ans - 2 ans (le niveau des taux d'intérêt à 10 ans diminués du niveau de celui des taux à 2 ans) ré-augmente progressivement. Il reste faible dans l'absolu : 0,7%. Un spread positif permet aux banques d'être profitables sur leur activité de prêt. C'est l'un des signaux d'amélioration avec les PMI composite les plus prometteurs de ces derniers mois.



Newsletter#4 - 02/08/2020

Valeur des Actions :

P/E Ratio [SP500] : 28,1 "très haut"

Taux d'intérêt [US à 10 ans] : 0,53% "très bas"

Croissance PIB US : -5,9% "très bas" (la Fed anticipe même -6,5%)

Taux de change [EUR USD] : 1,1776 "bas"

Taux des dividendes [Stoxx50] : 2,48% (> [SP500] : 1,75%) mais "bas"


Historiquement, il n'y a pratiquement jamais eu de hausses du marché avec un nombre aussi élevé d'actions en baisse. La situation actuelle est passablement inédite.


Avant les rumeurs de QE en Europe à partir de mars 2014, les points bas sur l'euro se situaient autour de 1,23. Avec les émissions de monnaie qui paraissent actuellement en dehors de tout contrôle aux USA, il semble que 1,18 reste faible (pour l'euro-dollar). #N4G1 "10 années d'augmentation de PIB éliminées en Allemagne