Jardin des Tuileries en hiver

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Terre gelée

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Image de Nick Karvounis

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Science

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Image de Derek Oyen

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Les arbres enneigés Transparent

Les arbres enneigés Transparent

Open Space Office

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Iceberg

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Espace d'exposition vide

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glacier

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diamants

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gravure de métal

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L'excellence en gestion des risques.

Les régimes de marché permettent d'évaluer le risque de baisse, pour mieux gérer les entrées et les sorties, mais aussi d'estimer l'ordre de grandeur des potentiels de hausse

L'approche par les régimes de marché consiste à analyser de manière froide les conditions économiques et financières.

 

Le travail pour déterminer ces régimes de marché est long, technique et pénible (des dizaines de milliers de données économiques et financières).

C'est l'un des domaines d'expertise dans lequel nous avons atteint un niveau d'excellence.

Modern Architecture

4 choses à garder en tête pour une bonne gestion des risques

01

La chance permet de générer de la performance de temps à autre mais jamais de sécuriser son capital.

02

Simplement se préparer n'est pas suffisant. Il faut connaître le régime de marché pour se préparer aux conditions extrêmes du moment.

03

Les moyennes sont une première approximation, mais il faut analyser les cas extrêmes pour une bonne gestion des risques.

04

Les cas extrêmes ne sont pas identiques selon les régimes de marché, positifs comme négatifs.

Se préparer pour les cas extrêmes, à la baisse comme à la hausse

La destruction de richesses intervient dans les marchés qui baissent, lorsque notre tolérance à la baisse est dépassée.

La bonne pratique consiste à estimer les baisses maximales dans les pires scénarios "crédibles" et d'ajuster son portefeuille en conséquence, pour ne jamais avoir à vendre aux pires moments.

 

Lorsque ne l'on n'anticipe pas la baisse maximale de son portefeuille, nous subissons en tant qu'investisseur individuel le poids mental d'un risque de baisse supplémentaire et nous augmentons drastiquement le risque de vendre aux mauvais moments.

Une bonne gestion des risques par les régimes de marché permet d'anticiper l'ordre de grandeur du mouvement par classes d'actifs.

 

Ainsi il est possible d'assurer que la valeur d'un portefeuille ne dépassera pas un niveau de baisse prédéfinie, compatible avec notre propre tolérance à la baisse ("peine financière") :

  • Simulation de la baisse maximale crédible à partir de rendements historiques réels (et non pas à partir de supposition sur des modèles hypothétiques)

​​

  • réaliser des stress-tests à partir des pires scénarios possibles en fonction des régimes de marché, pour ne pas rater d'opportunités d'investissement 

Cas d'école en gestion des risques : la quête du Pôle Sud

 Enseignement #1 : "quantité de préparation" n'est pas synonyme de "qualité" de préparation

L'explorateur Roald Amundsen, le "spieler" mais aguerri : 

Ayant entendu que Scott se préparait pour atteindre le Pôle Sud, il quitte Oslo et joue le tout pour le tout avec une équipe de cinq explorateurs.

Après avoir perdu plusieurs quêtes du Pôle Nord, il mise son destin sur le Pôle Sud.

Son audace insensée aurait dû le mener à l'échec.

Pourtant, de manière paradoxale mais héroïque, il fut le premier à atteindre le Pôle Sud.

 

Robert Scott, le gestionnaire des risques laborieux mais amateur :

Financé et équipé par La "Royal Geographical Society", il constitue une équipe de 65 personnes, dans laquelle se trouve le génie en météorologie de l'époque.

Malgré cela, il meurt avec quatre autres des membres de son équipe, après avoir atteint le Pôle Sud. 

 

Il a été incapable de rejoindre le camp de base qui les aurait sauvé des températures extrêmes du début de l'hiver austral. 

Traduction pour les marchés financiers :

Lorsque nous savons dans quel régime de marché nous évoluons, nous pouvons prendre plus de risque comme Amundsen ou nous presser de réduire nos risques, comme ce qu'aurait dû faire Scott.

SouthExp.jpg

Comment expliquer que Scott ait échoué malgré sa préparation ?

Scott avait planifié un retour au camp de base avant le début du mois de mars. Alors que les estimations moyennes se sont avérées exactes sur les 90 années qui ont suivi, en 1912, dès le milieu du mois de février, les températures sont tombées en dessous de -30°C (vous pouvez le constater sur le graphique du dessus), condamnant les explorateurs de son équipe.

Scott prend plusieurs mauvaises décisions, pourtant intelligentes si la température avait été conforme à la moyenne estimée. Mais elles rallongent la durée de son retour, jusqu'à l'arrivée précoce de conditions qui ne sont pas endurables par l'être humain .

En n'estimant pas le "pire scénario" possible d'un été austral, il leur a manqué une durée "tampon", inutile en moyenne, mais qui les aurait sauvés en 1912.

Estimation moyenne des températures et températures réelles de 1912

Effets négatifs qui se cumulent et qui se décuplent
En dessous de -30°C (-20°F):

  • le trajet quotidien moyen passe de 25km à 5km du fait de l'absence d'effet de glisse sur la neige qui ne fond plus et dont la friction équivaut du sable 

  • la probabilité de souffrir d'engelure, rendant l'effort de randonnée quasiment impossible saute de 50% à 95%

L'équipe de Scott a eu une gestion des risques basée sur l'estimation de la température moyenne et non pas sur la garantie de survie dans les pires scénarios imaginables d'un été austral. Cela les a menés à une prise de décision fatale.