POURQUOI CE NOM HIPPOCAMPUS ?

Mis à jour : mai 25

Avoir un talent pour identifier les opportunités et les bonnes affaires ne permet pas de s'enrichir durablement sur les marchés financiers. Il faut ajouter de la discipline dans la gestion de son budget de risque pour y parvenir.


Être trop prudent détruit votre richesse


Les baisses brutales sont toujours soudaines pour ceux qui ne se sont pas préparés. En parallèle, être trop prudent est tout autant dommageable que l'absence de discipline. Le danger revient alors à ne jamais investir, ou pas suffisamment. Il faut aussi savoir décider et investir des sommes importantes à nos yeux lorsque le moment est opportun.


Si l’on a une approche trop grossière de la gestion des risques, on va se contenter de raisonner à partir de ce qui s’est passé lors des crises financières les plus dramatiques : en 1929, 2000, 2008 ou 2020. Lorsque l'on reste pétrifié, nous ratons des opportunités incroyables.


Comment trouver le juste milieu ?


Comme le ferait l'hippocampus à partir de l'ensemble de nos souvenirs disponibles, il faut aller sélectionner les scénarios crédibles dans l'ensemble des configurations économiques et financières possibles. On les appelle les régimes de marché. Concrètement, ce sont des séries de données historiques pertinentes car liées par un contexte (des caractéristiques) similaire.


L'Hippocampus (HF+) est la structure du cerveau qui permet la création des souvenirs et l'accès à la mémoire, notamment lors de la formation des projets. Dans ce cas précis, il permet à la fois de les créer et de vérifier s’ils sont réalisables, en s'appuyant sur les souvenirs disponibles dans notre mémoire.


"Stress tests" et pires scénarios crédibles


A partir des données sélectionnées pour définir le juste milieu, il est possible de simuler des scénarios et de n'en garder que les plus extrêmes. C'est ce que l'on appelle des "stress tests". Ce sont les pires scénario possibles, mais à l'intérieur d'un régime de marché. Ce qui en sort n'est donc pas le pire scénario envisageable, mais le pire scénario sachant que nous nous trouvons dans un certain contexte, défini par un ensemble de caractéristiques, décrivant un régime de marché.


Ainsi que le ferait l'hippocampus pour valider la plausibilité d'un projet en examinant méthodiquement nos souvenirs autour de ce thème, provenant de notre expériences de vie et/ou de notre savoir accumulé par l'observation des autres, il est possible de simuler les évolutions possibles de la valeur d'un portefeuille. Il faut pour cela s'appuyer sur le comportement passé des marchés financiers en fonction des conditions économiques et financières similaires, tout en cherchant, en plus, à imaginer (simuler numériquement) des cas extrêmes mais crédibles pour ce régime de marché.

Cela peut se traduire par: "Le marché haussier le plus long de tous les temps, le marché haussier cyclique le plus court de tous les temps, le crash le plus rapide de l'histoire, les indicateurs de sur-vente les plus importants jamais vu, etc. Ce n'est pas parce que cela ne s'est pas produit dans votre ensemble de données que cela ne se produira pas." Avec une perspective évolutionniste, cette capacité du cerveau a été développée lorsque nous étions chasseurs-cueilleurs et que nous avions à nous atteler à des campagnes de chasse nécessitant des jours, voire des semaines (Mammouth ?) de prise de risque. Il fallait alors pouvoir évaluer si la campagne pouvait réussir sans pour autant être dissuadé d'agir de manière systématique.


L'hippocampus explore des scénarios pour valider ou invalider un projet


Ce travail de l'hippocampus est notamment à l'origine du "stress", que l'on peut ressentir face à un projet. Le "stress", c'est l'hippocampus qui, "inconsciemment", nous avertit que, sur la base de ce qu'il a en mémoire, ce que nous avons décidé "consciemment" de faire, n'est pas crédible, et donc probablement non réalisable.

Lorsque le DMN (Default Mode Network) du cerveau, où l'hippocampus opère, valide un projet, il ne se contente pas d'explorer uniquement les souvenirs. Il cherche à imaginer des scénarios extrêmes, mais crédibles à partir de ce qu'il connait.


Comment simule-t-on des scénarios en finance ?


Pour chaque régime de marché, nous collectons les données de prix pour les actions et les obligations. Par exemple, il est possible de partager les régimes de marché entre "Récupération", "Expansion", "Euphorie" et "Panique". Pour le régime de marché "Panique", nous allons récupérer toutes les données de 2001, 2002, 2003 auxquelles nous allons ajouter les données de 2008, puis celles de 2020. A partir de toutes ces données, qui sont homogènes parce qu'elles concernent des périodes où les conditions économiques et financières sont similaires, nous allons procéder à des simulations dites de "Monte Carlo". On tire au hasard le rendement d'un jour de 2008 par exemple, puis l'un de 2002, un autre de 2008, puis l'un de 2020, etc. afin de créer une nouvelle série de prix, un nouvel historique; pour les actions et les obligations. Puis l'on recommence. 100 000 fois, 1 millions de fois. De ce fait, il arrive que certaines séries accumulent tous les rendements les plus extrêmes (mais homogène pour un régime de marché). Ce sont ceux-là que l'on garde. C'est ainsi que l'on parvient à imaginer des cas extrêmes mais crédibles pour un régime de marché.

Le cerveau sait juger du contexte des projets


Pour valider un projet, l'hippocampus va mélanger dans tous les sens les souvenirs et les connaissances disponibles dans notre mémoire. Il fait des simulations. Et celles-ci sont limitées par la nature du projet envisagé.


Pour traverser une route par exemple, si l'on raisonne toujours comme si l'on était sur le périphérique parisien alors, nous ne traverserions quasiment jamais. En revanche, si l'on se demande si l'on est sur un passage piéton, si le feu est vert ou rouge, si l’on a regardé à droite et à gauche, alors on prend une bien meilleure décision. Quitte même à traverser au feu vert. C'est l'idée des régimes de marché.


Conclusion


En investissement, le calcul de la consommation du budget risque doit dépendre des conditions économiques et financières (le régime de marché) du moment. C'est ce qui permet de trouver le juste milieu. Et à l'intérieur de ce régime de marché, il est important d'aller au-delà des données historiques, pour envisager des cas plus extrêmes que ceux qui ont été observés jusqu'à maintenant.


Pour toutes ces raisons, toutes ces similitudes entre la technologie de gestion des risques que nous avons développée et les mécanismes de l'hippocampus, nous avons décidé de nous donner ce nom.


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